Jeudi 10 mai 2007
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17:38
La défaite de Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy a fait sortir du silence quelques dirigeants du PS avide de nous livrer leur vision de l'avenir et surtout de nous dire qu'ils avaient la certitude de la défaite. D'autres moins nombreux et moins audacieux nous expliquent que l'échec électoral dissimule une victoire celle du chiffre et du poucentage.
La réalité devrait s'imposer à tous et notamment sur le premier constat. Avec 46.94% au second tour Ségolène Royal fait un peu moins bien que Lionel Jospin en 1995 qui avait obtenu 47.36%, soit une différence de 0.42%. Le taux de participation record en 2007 bénéficie en revanche à Ségolène Royal qui totalise en nombre 16.790.611de voix, soit + 2.609.967 voix sur Jospin en 1995. Quant à ceux qui nous explique que le résultat de 2007 est pire que celui de 2002, il est bon de rappeler que Royal était au second tour !
Ces chiffres rappelés ne changent en rien le constat politique qui est que le Parti socialiste a perdu les trois dernières élections présidentielles.
Nous étions tous triste, amers, dimanche soir dernier et les quelques commentaires de nos dirigeants nationaux n'ont pas arrangés les choses. Un modus vivendi semble avoir été adopté pour reporter les critiques sur la campagne à l'issue des législatives. La raison invoquée est d'éviter les "règlements de compte". On peut donc s'attendre en cas de large victoire de l'UMP aux prochaines élections d'une guerre des chefs comme le PS a pu donner l'exemple durant la décennie 1990.
On mesure la crise qui frappe ce parti, mon parti, incapable de poser les termes d'un débat qui ne tourne au pugilat. Cela pose problème de la culture de ce parti et de ses pratiques. La rénovation devra aussi intervenir sur ces questions.
D'ores et déjà on nous parle de rénovation autour d'un projet et d'idées, conception propre à la gauche nous dit-on contrairement à la droite qui se rassemle autour d'un homme comme elle a su le faire autour de Nicolas Sarkozy. Or ce qu'il manque à la gauche c'est bel et bien un leader, au sens d'une autorité politique qui rassemble autour de lui ou d'elle et qui fédère sur un projet politique. Nous avons deux ou trois ans pour le ou la trouver. Ségolène Royal est légitimimement sur les rangs, mais a-t-elle su justement incarner cette autorité politique à même de fédérer les personnes et les courants de la gauche jusqu'à la victoire ? On n'en discutera plus tard.
La réalité devrait s'imposer à tous et notamment sur le premier constat. Avec 46.94% au second tour Ségolène Royal fait un peu moins bien que Lionel Jospin en 1995 qui avait obtenu 47.36%, soit une différence de 0.42%. Le taux de participation record en 2007 bénéficie en revanche à Ségolène Royal qui totalise en nombre 16.790.611de voix, soit + 2.609.967 voix sur Jospin en 1995. Quant à ceux qui nous explique que le résultat de 2007 est pire que celui de 2002, il est bon de rappeler que Royal était au second tour !
Ces chiffres rappelés ne changent en rien le constat politique qui est que le Parti socialiste a perdu les trois dernières élections présidentielles.
Nous étions tous triste, amers, dimanche soir dernier et les quelques commentaires de nos dirigeants nationaux n'ont pas arrangés les choses. Un modus vivendi semble avoir été adopté pour reporter les critiques sur la campagne à l'issue des législatives. La raison invoquée est d'éviter les "règlements de compte". On peut donc s'attendre en cas de large victoire de l'UMP aux prochaines élections d'une guerre des chefs comme le PS a pu donner l'exemple durant la décennie 1990.
On mesure la crise qui frappe ce parti, mon parti, incapable de poser les termes d'un débat qui ne tourne au pugilat. Cela pose problème de la culture de ce parti et de ses pratiques. La rénovation devra aussi intervenir sur ces questions.
D'ores et déjà on nous parle de rénovation autour d'un projet et d'idées, conception propre à la gauche nous dit-on contrairement à la droite qui se rassemle autour d'un homme comme elle a su le faire autour de Nicolas Sarkozy. Or ce qu'il manque à la gauche c'est bel et bien un leader, au sens d'une autorité politique qui rassemble autour de lui ou d'elle et qui fédère sur un projet politique. Nous avons deux ou trois ans pour le ou la trouver. Ségolène Royal est légitimimement sur les rangs, mais a-t-elle su justement incarner cette autorité politique à même de fédérer les personnes et les courants de la gauche jusqu'à la victoire ? On n'en discutera plus tard.


